« Un mot, c’est un privilège »
« Un mot, c’est un privilège » – Sol (source de la citation)
« Un mot, c’est un privilège » – Sol (source de la citation)
Hier a eu lieu [novembre 2005], au Cégep de Trois-Rivières, le lancement de mon livre intitulé Le phénomène de l’expression artistique. Une reconstruction à partir des thèses de Maurice Merleau-Ponty – publié aux Éditions Nota bene (*). Ce livre, je le dédie à la mémoire de Joseph Nicolas Kaufmann (1941-2002) [lire –1-et –2-], en souvenir de sa présence qui fut exceptionnelle.
Je me dois de préciser que c’est, pour moi, un très grand bonheur que le lancement de mon livre sur l’expression et l’interprétation ait lieu alors que je suis nouvellement [été 2005] professeur au Département de philosophie du Cégep de Trois-Rivières. Remettons les choses en perspective. Alors que j’avais fait mes études collégiales à Québec (au CNDF), c’est en considération de la qualité et de l’actualité du programme qu’on offrait à l’époque en philosophie à l’Université du Québec à Trois-Rivières que j’ai déménagé dans cette ville, pour y faire à la fois mon baccalauréat et ma maîtrise, que j’ai complétée en 2002. Ce fut le berceau de ma pensée philosophique, et le point de départ du déploiement de mon livre. À la suite de mes études, je suis retourné vivre à Québec, en faisant un bref détour par Portneuf où je suis né. Au coin des pages, j’y reconnais des paysages. Aujourd’hui, alors que mon livre prend son envol, je suis depuis cet été de retour à Trois-Rivières. Cette coïncidence est un plaisir: c’est le lieu où ce livre a commencé à prendre forme. Et puis, il me faut le dire bien franchement, à mon arrivée au Département de philosophie du Cégep de Trois-Rivières, je m’y suis véritablement senti chez moi. C’est quelque chose de rare et précieux ! Un lieu d’équilibre entre légèreté et profondeur. Un Département hautement stimulant, dynamique et innovant – [mise à jour du 22 décembre 2005 : sans parler de l’émulation au sein de l’équipe de «Team Teaching» du HJ3 ]. Je crois profondément que Trois-Rivières est un terreau des plus fertiles pour une pensée vivante, pour la philosophie et la culture.
Quelques mots sur mon essai philosophique. J’y interroge l’expression artistique, et tout particulièrement le cas de la peinture, en considération avec la question du langage et du sens. Il faut que je précise ici que l’un des points m’ayant semblé significatif lors de l’étude des travaux de Merleau-Ponty, c’est la découverte qu’il y a une interaction entre ses travaux philosophiques sur le langage et l’expressivité (notamment dans les arts) et son passage par la Sorbonne où il enseigna la psychologie de l’enfant et la pédagogie. Plutôt que de me limiter à un simple exposé théorique de cet aspect, il m’a semblé plus bénéfique de montrer l’importance de cette filiation tout en empruntant son parcours afin de poursuivre l’exploration de la pensée ainsi ouverte. Ceci m’amena à une critique détaillée de la vision purement instrumentale du langage et, de là, à une préoccupation renouvellée pour la compréhension des liens entre le langage, l’horizon des expériences, l’expressivité et la formation de la pensée.
Je laisse là, en suspends, ces quelques considérations sur mon ouvrage, et vous donne rendez-vous dans mon livre.
***Lire aussi l’allocution prononcée par Guy Béliveau : Un jeune phénoménologue parmi nous. Je tiens d’ailleurs à remercier à nouveau Guy Béliveau pour sa consistante présentation de mon livre.
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MÀJ : pour un premier contact avec la peinture de Paul Cézanne – qui déclarait que « peindre signifie penser avec son pinceau » – on peut consulter ce billet que j’ai écris.
***Table des matières de mon livre sur l’expression et l’interprétation, intitulé Le phénomène de l’expression artistique, aux Éditions Nota bene (ISBN 2-89518-167-5 / EAN 9782895181675) :

Extrait de la 4e de couverture :
Présentation de l’éditeur
Comment s’intègrent les motivations psychologiques, sociales et culturelles lors de réalisations expressives ? En quoi consistent les interactions entre le langage, la pensée et la perception et quels sont les impacts de ces interactions pour la compréhension du phénomène d’expression artistique ? Quelle est l’importance constitutive de notre «connivence au monde» et de notre appartenance à un «horizon de sens» dans ce phénomène ? Quel est le statut du sens des expressions et quelles sont les structures de sa dimension interprétative ? Ces questions, à l’intersection des investigations de la phénoménologie, de la philosophie de l’esprit et de la philosophie de la culture, sont ici abordées par Patrice Létourneau. Se dégage alors l’esquisse d’une conceptualisation touchant notamment à deux points majeurs liés à la problématique du sens. L’avènement du sens dans l’expression et une «causalité explicative» liée à cette émergence.Biographie de l’auteur
Patrice Létourneau, né en 1975, est diplômé en philosophie. Soucieux des rapports de la phénoménologie avec les sciences tout autant qu’attentif aux arts et aux productions culturelles, il a consacré plusieurs conférences et travaux à ces thématiques.
Je viens de relire le Panorama de la vie intellectuelle dans les collèges du Québec, réalisé par Jacques Dufresne. Bien que celui-ci précise que ce qu’il « livre […] n’est qu’une ébauche, [qu’] il comporte beaucoup plus de vides que de pleins », c’est un parcours très riche qu’il balise. Tout en dressant des repères de cette vie intellectuelle au Québec au travers de quelques-unes des réalisations des acteurs du milieu collégial, se profile en filigrane un soucie de l’écho, dont il souligne d’ailleurs la nécessité, de même qu’une perspective sur le rôle des cégeps pour la vie des idées au Québec.
Une lecture très instructive, pour avoir quelques repères de cette vie intellectuelle dans les collèges du Québec.
Grâce à Guy Béliveau, je viens de prendre connaissance de deux ouvrages de Louis-André Dorion : son Socrate dans la collection « Que sais-je », aux PUF, ainsi que son Entretiens avec Luc Brisson, aux Éditions Liber. Au travers de ces Entretiens avec Luc Brisson, Dorion retrace quelques moments de l’itinéraire de ce grand spécialiste de Platon, qui est originaire de Saint-Esprit, dans le comté de Montcalm. Dans le témoignage, signalé par Guy, que l’on retrouve ici, on y relève cet extrait des Entretiens :
« Une expérience qui n’arrive pas à s’objectiver n’a pas assez d’existence pour devenir objet de pensée et objet de discours. Un grand amour reste aussi évanescent qu’un vilain mal de dents s’il ne transforme pas le réel d’une manière ou d’une autre. »
(Extrait de Louis-André Dorion, Entretiens avec Luc Brisson, Rendre raison au mythe – cité ici).
Voilà donc des ouvrages que je vais examiner attentivement.
Bienvenue aux personnes qui arrivent sur ce carnet Web à partir du site du Département de philosophie du Cégep de Trois-Rivières. J’en profite, par la même occasion, pour remercier vivement les membres du département de m’accueillir chez eux.
Bienvenue aux personnes qui arrivent sur ce carnet Web à la suite de la publication de mon dossier sur Wikipédia dans Le Bulletin Clic. Bulletin collégial des technologies de l’information et des communications (no. 58, mai 2005).
Vous trouverez divers textes sur ce même sujet dans la section « Wikipédia » du présent carnet. Notez que ceux-ci sont classés de manière antéchronologique, les premiers textes se trouvant en bas de page. Si vous avez des questions, remarques ou commentaires, n’hésitez pas à laisser un message. Vous pouvez aussi communiquer avec moi par courriel, il me fera plaisir de vous répondre.
« Nous nous sommes délibérément tournés vers un projet multilingue afin de créer un contenu accessible autant que possible dans la langue maternelle de nos utilisateurs, mais également de prévenir la mise en place d’un monopole linguistique.
[â¦]
Il est contradictoire de se plaindre d’une culture anglo-américaine de plus en plus présente sur le Net, tout en imposant des restrictions d’usage des documents et des Åuvres appartenant au patrimoine
[â¦]
De son côté la Wikimedia Foundation, [â¦] souhaite prendre part au mouvement de libération de l’information, par le biais de solutions législatives, réglementaires ou autres. »
â Florence Devouard
NetEconomie a mis en ligne une entrevue avec Florence Devouard, vice-présidente de la Wikimedia Foundation, où il est question de la diffusion du savoir sous licence libre, au cÅur des projets Wikipédia, Wikisource, etc. Je ne peux que vous conseiller la lecture de cette intéressante entrevue. Les questions qui y sont sous-jacentes me semblent capitales au sein dâune réflexion sur la diffusion/démocratisation des savoirs â réflexion dâautant plus actuelle, en cette semaine où a été inauguré le nouveau lieu de la Bibliothèque nationale du Québec, soulevant à la fois des bémols* quant au durcissement de sa politique de gestion des droits dâauteur, à la fois des rêves quant au flambeau dont elle pourrait être porteuse, des espoirs.
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* Mise à jour 2 juin 2005 : Le texte de Stéphane Stapinsky au sujet de la nouvelle politique de la BNQ sur l’usage des images et des textes « libres de droits » ne semblant malheureusement pas avoir été archivé par lâagora.qc.ca, où ce texte avait été originairement publié, jâai donc retiré le lien (la référence) que jây faisais quant aux bémols émis à propos de cette nouvelle politique.
Publication aujourd’hui dans Le Devoir de l’article de Michel Dumais sur le rapport Wybo, que Clément commente aussi.
Un article aux questions incisives, où chaque phrase me semble hautement chargée de sens. J’ai hâte de voir les réactions et (espérons-le) discussions que cela générera.
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Mise à jour 3 mai 2005 :
* Réaction de la GRICS
* Lettre de Claude Raymond, Président de l’AQUOPS
Mise à jour (mai 2005) :
* Réplique du Pr. Michael Wybo au communiqué de la GRICS
Ce matin, La Société Power Corporation du Canada a annoncé un don de 1 million de dollars à la Chaire de recherche et d’enseignement La philosophie dans le monde actuel, du département de philosophie de l’Université Laval. Cette Chaire, dont Thomas De Koninck est le titulaire, vise à « rapprocher la philosophie des grandes préoccupations de notre époque » et s’intéresse aux questions liées au sens du savoir, de l’humain et de la vie en commun.
(Source : Association canadienne de philosophie)
Dans le contexte québécois où il est périodiquement proposé de réduire la place de l’enseignement de la philosophie, cette annonce détonne agréablement.
Bienvenue aux personnes qui arrivent sur ce carnet Web à la suite de la publication de mon dossier sur Wikipédia, sur le site de Carrefour éducation (Télé-Québec). [màj: maintenant c’est là.]
Vous trouverez divers autres textes sur ce sujet dans la section « Wikipédia » du présent carnet. Notez que ceux-ci sont classés de manière antéchronologique, c’est-à-dire que les premiers textes se trouvent en bas de page. Si vous avez des questions, remarques ou commentaires, n’hésitez pas à laisser un message. Vous pouvez aussi communiquer avec moi par courriel.
Les vendredi 18 et samedi 19 mars aura lieu à l’Université du Québec à Trois-Rivières un mini-colloque « Philosophie de l’art, esthétique et philosophie de la culture » (organisation conjointe des départements de philosophie de l’UQTR et de l’UQAM). Si ces thèmes vous intéressent, prenez note que l’entrée est libre – le colloque se déroulera au 4015 Pavillon Ringuet, de l’UQTR. Pour ma part, j’y présenterai une conférence sur « L’émergence du style et son interaction avec la perception selon les travaux de Merleau-Ponty », samedi matin.
Mon Blog/Carnet existe depuis janvier 2005. Les propos des articles qui précèdent janvier 2018 sont à distinguer de ceux à partir de janvier 2018, qui procèdent d’une nouvelle orientation.